1. Partir d’un besoin précis
Décrivez la situation : voir l’arrivée sur votre accès privé, vérifier une porte ou observer une partie du jardin. Sur un plan simple, distinguez les limites de votre propriété, les passages et les obstacles. Une caméra prévue pour une entrée ne répond pas forcément au besoin de surveiller toute une parcelle. Notez aussi les personnes qui utilisent habituellement chaque zone.
2. Laisser la rue et les voisins hors champ
La CNIL rappelle qu’un particulier peut filmer l’intérieur de sa propriété, mais pas la voie publique, même pour surveiller sa voiture stationnée devant chez lui. Le jardin, les fenêtres ou la terrasse des voisins doivent rester hors champ. Préparez les limites à respecter ; demandez que le cadrage réel soit vérifié avant la mise en service, plutôt que vous fier à l’emplacement du boîtier.
CNIL : vidéosurveillance chez soi
3. Penser aux personnes présentes au domicile
La vie privée des proches et des visiteurs compte aussi à l’intérieur de votre propriété. Signalez la présence d’une aide à domicile, d’une garde d’enfant ou d’autres intervenants. La CNIL demande d’informer les personnes concernées de l’existence des caméras et de leur objectif lorsque l’usage dépasse la sphère strictement privée. Les salariés ne doivent pas être filmés en permanence pendant leur activité.
CNIL : précautions pour les personnes filmées
4. Prévoir qui pourra consulter les images
Listez les utilisateurs autorisés et demandez où seront stockées les vidéos : chez vous ou auprès d’un prestataire. Faites préciser la durée retenue, la suppression et les accès à distance. Pour un appareil connecté, la CNIL conseille notamment de modifier les paramètres d’accès par défaut, de protéger le téléphone et d’utiliser un mot de passe distinct pour le compte en ligne. Ne transmettez aucun identifiant dans une demande de devis.
CNIL : sécuriser les objets connectés
5. Distinguer logement privé et parties communes
Un palier, un hall ou un parking collectif ne se traite pas comme votre jardin privatif. Si le projet concerne une copropriété, identifiez d’abord le syndic et les décisions déjà prises. La CNIL rappelle notamment la nécessité d’un vote en assemblée générale pour une installation dans les espaces communs. Présentez cette situation dès le premier échange, sans supposer qu’une caméra personnelle peut couvrir le passage collectif.
CNIL : caméras dans une copropriété
6. Préparer une visite, sans démonter
Rassemblez votre croquis, les contraintes de passage des câbles et les équipements déjà présents. Faites préciser le matériel, la pose, les réglages, les essais et les frais récurrents éventuels dans la proposition. Restez sur des observations accessibles : ne montez pas en hauteur et n’ouvrez pas une installation électrique. Le choix technique se prépare avec ces informations ; cette fiche ne valide pas à distance votre installation.
Votre fiche à conserver
- Objectif de chaque caméra et limites de propriété
- Zones voisines et voie publique à exclure
- Personnes présentes et information à prévoir
- Utilisateurs autorisés, stockage et suppression
- Interlocuteur du syndic si des espaces sont communs
Préparer votre projet dans votre commune
Consulter la prestation et ses points de vigilance →
Décrire mon projetInformations vérifiées le 28 septembre 2026. Les règles et dispositifs peuvent évoluer : consultez les sources officielles avant de vous engager.
